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iciCommunistes au pouvoirLa plupart des critiques contemporaines -et historiques- envers le communisme reposent sur l'action de tous les gouvernements communistes auto-proclamés à travers le monde. Les anti-communistes se sont de tous temps appuyés sur l'histoire des répressions internes menées par les directions communistes pour affirmer que l'idéologie communiste est à ce point contraire à la nature humaine qu'elle ne peut être réalisée qu'à l'aide de manipulations de masses et l'instauration d'États policiers, dans un contexte politique globalement totalitaire et anti-démocratique.
Par exemple, le régime de Joseph Staline a provoqué, par les purges et la famine, des millions de morts civiles, ainsi que l'ont admis les derniers gouvernements soviétiques. En Chine, le régime de Mao Zedong est accusé d'effusions de sang encore plus étendues, par la combinaison de destructions économiques et d'expérimentations politiques délirantes (Grand Bond en Avant, Révolution culturelle). Le Viêt Nam et la Corée du Nord ont aussi utilisé la répression et les camps de rééducation pour imposer leur ordre.
Les Partis communistes (parfois associés à des partis socialistes de gauche ou des partis ouvriers) qui ont accédé au pouvoir ont systématiquement développé une intolérance rigide envers toute opposition politique. Les pays communistes n'ont quasiment montré aucun signe d'avancée du stade socialiste au sens de Marx de l'économie vers l'idéal communiste. Au contraire, les gouvernements communistes ont été accusés de développer une nouvelle classe dirigeante (appelée par les Russes nomenklatura), dotée de pouvoirs et de privilèges très supérieurs à ceux dont jouissait la classe dirigeante renversée.
Il faut toutefois remarquer que beaucoup de communistes ne justifient ni ne soutiennent de telles actions répressives. En particulier, les trotskystes ont violemment critiqué les politiques menées par l'Union soviétique de Staline ou par les régimes qu'elle a inspirés. Ils qualifient ces nations de staliniennes plutôt que communistes, et les désignent parfois sous le terme d'Etats ouvriers dégénérés. Les anti-communistes leur répondent que la répression dans les premières années du régime Bolchévique, quoique moins violente que durant le règne de Staline, était quand même très au-dessus de l'admissible, citant l'exemple de la police secrète de Félix Dzerjinski, qui élimina nombre d'opposants par des exécutions sommaires, et la répression brutale des révoltes de Kronstadt et Tembov. D'après eux, Trotsky pouvait difficilement revendiquer une position morale, par le rôle éminent qu'il jouait lors de ces évènements. Trotsky devait par la suite déclarer (sans vraiment convaincre) que les révoltés de Kronstadt étaient des précurseurs de la bureaucratie qu'il associait au stalinisme.
Les anti-communistes déclarent généralement que l'argument communiste/marxiste selon lequel aucun régime violant les droits de l'homme ne peut être considéré comme "vraiment" communiste est simplement une excuse bien pratique pour rejeter toute responsabilité (une version du sophisme du No true Scotsman).
Performance économique des gouvernements communistesLes économies de tous les pays communistes sans exception n'ont pas surpassé ceux des nations occidentales. Les défenseurs du communisme peuvent protester en signalant que ces pays étaient loin derrière l'occident dès le départ, et que les gouvernements communistes ont réduit ce retard préexistant. Ils citent souvent Cuba, dont la performance économique était indiscutablement meilleure que celle des pays voisins. Pendant les années 90, cependant, Cuba a souffert d'une grave crise économique provenant de la perte de ses principaux partenaires commerciaux (surtout l'Union soviétique), et a été forcé de permettre des investissements étrangers dans le marché du tourisme pour son rétablissement. Les critiques du régime de Castro soulevant le fait que les arrangements marchands cubains-soviétiques de guerre froide était un peu plus élevé qu'une subvention directe au régime, et qu'avant l'ascension de Castro, Cuba était réellement parmi les pays latino-américains les plus riches.
Dans d'autres cas, tels que les nations séparées (Allemagne de l'Ouest et Allemagne de l'Est, et Corée du Nord et Corée du Sud), la partie capitaliste a devancé de loin son vis-à-vis communiste. Dans le cas de l'Allemagne de l'Est, les communistes clament qu'ils ont reçu le plus mauvais côté (raw end of the deal), puisque toute l'industrie traditionnel et les centres commerciaux s'étendaient dans la partie de capitaliste du pays. Mais dans le cas de l'Allemagne, l'Union soviétique a démonté et ramené des usines en Russie, les réclamant en tant que "réparations". Des conditions semblables ont distingué la Corée du Sud et celle du Nord, avec l'ancienne cicatrice d'une campagne de bombardement américain, menée entre 1950 et 1952, qui a réduit chaque centre industriel au-dessus du trente-huitième parallèle à des ruines informe, alors que le reste était dévastaté au même degré. Les anti-communistes citent aussi l'exemple de Tchécoslovaquie, laquelle était parmi les pays industriels les plus développés du monde avant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est tombé loin derrière les nations occidentales sous le régime communiste.
Le résultat de la politique économique communiste des fermes collectives s'est parfois montré économiquement inefficace, et souvent désastreux, particulièrement lorsqu'il s'agit de l'ancienne Union soviétique, de la Chine, et de la Corée du Nord. Elles étaient également le moyen par lesquels ces régimes pouvaient lutter contre la famine, par exemple dans l'Union Soviétique au début des années 1930 et en Chine trente ans plus tard.
En général, la critique de l'économie communiste porte sur la pensée que les communistes ignorent les réalités de la vie économique et de la production, appliquant leurs idées sur la manière de faire. Ils affirment que ceci mène à la crise économique et à la misère, voyant généralement les anciennes nations communistes comme un exemple prouvant la véracité de leurs vues.